Consultations de pages de la semaine précédente

vendredi 23 décembre 2011

Il pleut pour rien. Evidemment la terre est sèche. Evidemment je reviens de loin. Et n'en suis toujours pas revenu. Dans les anfractuosités verbales, il reste de la mousse. Et du désir. Mais nous n'en sommes pas là. Nous en sommes au souffle. Tu te souviens : le souffle du Créateur qui donne naissance. Que nous faut-il aujourd'hui mettre au monde ? Ton haleine est tiède. La mienne est froide. Que dira donc l'hiver ? Il fait pâle et il fait fier. Les cargos s'en moquent. Je soliloque.

mercredi 21 décembre 2011

il passe et il se tait

L'aventure est à son terme. Demeure la réalité, avec ses charnières éclatées et ses gonds désaccordés. Etrange fin d'année, étrange année. Alors on se dit qu'en changeant de millésime, les choses automatiquement changeront à leur tour. Ce n'est pas vrai. Le temps n'existe pas, drôle d'invention des humains. Il faut lutter, lutter, encore et encore, pour faire advenir quelque chose qui ressemblera à ce que à quoi l'on croit. Ou qu'on tolère. Qu'on juge acceptable. La mariée est trop belle et les files aux restos du coeur ne cessent pas de s'épaissir, au fur et à mesure que l'estomac se vide. Mais la montagne se rengorge. Et perdure encore.

mardi 11 octobre 2011

et puis...

Il est sur la nationale. Il est comme une eau pale qui ne se souvient de rien. Il es en partance, en jachère,  en jactance. Il te donnera l'horaire des bus, mais pas sa date de naissance, ni le nom de sa mère. Nous aurions pu être frères. Mais la colère...

mardi 4 octobre 2011

Une indécente thésaurisation... depuis quand s'abonne-t-on à moi sans mon autorisation... ? C'est l'ère des viols collectifs, des harcèlements sans relâche, en tous genres. Demandez-moi, certes, la lune : je vous offrirai le tire-bouchon, depuis les temps que les cochons cochonnent et que les truies s'hystérisent. Passez donc votre chemin, je ne suis pas d'ici, et je ne vous dirai rien, puisque je n'ai rien à vous offrir...

jeudi 25 août 2011

Tu reviendrais, toi ?

Ronflements de moteurs. Je n'ai peur de personne. Voudrais juste du calme. Et du silence. Et attraper la bonne chance. Moi qui déjà ai tout. Merci, les goufalous.

Il pleut des sérénades

Il pleut des sérénades, c'est de saison. L'engoulevent s'autorise à dire à la mère maquerelle : "ferme ta gueule". Elle ne la ferme pas. J'ai trois carambars de trop dans ma poche intérieure, la secrète, tu sais bien, celle que subodorent les voisins. Les épées s'amollissent, la courbe du temps se fait mathématique, j'arrose le jardin n'importe comment, j'appartiens au déni du temps et la mort frétille dans son bocal. c'est l'été, l'ai-je dit ? Tout est comme d'habitude, bancal. A nous d'imaginer. Encore et encore. Et encore. Merci à tous.